Sylvia Pinel

Quel est le parcours de Sylvia Pinel ?

Ministre du logement depuis 2014, Sylvia Pinel a apporté une évolution majeure à la loi Duflot, mais qui est elle vraiment?

Sylvia Pinel est née en Haute-Garonne le 28 septembre 1977 d’une famille d’éleveurs de bovins. Elle a obtenu un DEA en droit européen et fondamental ainsi qu’un DESS d’arbitrage de contentieux.

Après avoir obtenu ses diplômes, elle a été nommée chargée de mission auprès du président du conseil général du département de Tarn-et-Garonne en 2002 avant de devenir responsable de son cabinet en 2004.

En juin 2007 elle a été élue, députée dans le département de Tarn-et-Garonne, ce qui lui a valu d’être la plus jeune députée de l’assemblée élue en 2007. Elle a manifesté de l’intérêt pour les domaines suivants : sécurité sociale, prisons, fonctionnement de l’autorité judiciaire et création de la ligne ferroviaire à grande vitesse de Bardeaux à Toulouse. Les élections régionales de 2010 lui permettent d’être élue conseillère de la région Midi-Pyrénées. D’autre part, elle préside la fédération du parti radical de gauche de Tarn-et-Garonne et elle a été nommée vice-présidente de ce parti chargée de la sécurité intérieure, la justice des droits des citoyens.

Lors de l’arrivée de la gauche au pouvoir en 2012, elle a été nommée ministre déléguée au Commerce, au Tourisme et à l’Artisanat avant d’être réélue députée. Sa réélection lui permet de conserver son ministère. En 2014, elle est nommée ministre du Logement et de l’Égalité des territoires dans le gouvernement dirigé par Manuel Vals. Dans le cadre de cette fonction, elle modifie la loi Duflot, espérant donner un coup de fouet au marché immobilier.

Le fait que Sylvia Pinel ait apporté une contribution active à la campagne de François Hollande en 2012 a certainement contribué à son accès à un poste de ministre. Par ses amis politiques figurent Frédéric Lopez qui préside la fédération du parti de radical de gauche du département de l’Hérault et plusieurs élus de la région Languedoc-Roussillon. En revanche, son projet de réforme du statut de l’autoentrepreneur lui a attiré de nombreuses hostilités et la loi n’a subi que peu de modifications. De plus, elle a déçu de nombreux maires en limitant l’application du texte relatif à l’encadrement des loyers à la ville de Paris.

En octobre 2014, elle a plaidé pour un rassemblement de la gauche.

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