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Quelles sont les 80 cités éducatives choisies par le gouvernement ? Quelles sont les 80 cités éducatives choisies par le gouvernement ? ?>

80 villes choisies pour le label « cités éducatives »

Comme un symbole, Julien Denormandie a initié le projet dans la ville de Clichy-sous-Bois, lieu de lancement des émeutes survenues dans les différentes banlieues françaises en 2005.

C’est dans ce contexte de rentrée, quelques mois après le lancement de la loi Denormandie 2019, que le gouvernement a publié une liste de 80 quartiers défavorisés, qui profiteront du label de « cité éducative. ». Le dispositif qui provient du rapport Borloo, a pour objectif de perfectionner la réussite des enfants à l’école avec la mise en place de méthodes d’accompagnements extra-scolaires.

Toutes ces zones se répartiront un budget alloué de 34 millions d’euros qui prendra la forme de crédits annuels. Cela correspond à un effort de plus de 100 millions d’euros sur 3 ans, qui permettra de financer de nombreuses actions scolaires et extra-scolaires. L’information a été confirmée par Julien Denormandie et le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanque à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, l’une des 80 villes labellisées.

Le gouvernement a publié une cartographie qui identifie les 80 zones qui bénéficieront du label « cités éducatives ». Découvrez-les ci-dessous.

carte-des-80-villes-eligibles-au-label-cite-educative

100.000 € de versements instantanés pour chaque quartier

Afin d’initier le projet, Julien Denormandie a indiqué à l’AFP que 100.000 € allaient être débloqués immédiatement pour chaque quartier. Il a également précisé que c’était un symbole de « lancer les cités éducatives à Clichy-sous-Bois », ville d’où sont parties les émeutes des banlieues en 2005. Il a ensuite ajouté : « l’éducation ne se limite pas aux frontières de l’école » tout en précisant qu’il fallait répondre aux besoins de chaque enfant selon les caractéristiques et spécificités du territoire en question.

Dans les faits, le projet avait déjà été testé à Grigny (Essonne) en 2017. Il doit offrir de nouvelles clés aux nombreux acteurs qui composent ces territoires, que ce soit les entreprises qui reçoivent des stagiaires, les espaces culturels tels que les bibliothèques, jusqu’aux travailleurs sociaux qui soutiennent le parcours scolaire de leur élève, en collaboration avec leur établissement, pour éviter les décrochages.

Des parents plus présents

Les parents, vont être plus sollicités et s’investiront davantage dans le parcours de leurs enfants, dans des territoires où cela reste encore « difficile », comme le concède sans détour Julien Denormandie.

Il y aura également un développement des séjours linguistiques en immersion avec des stages qui encourageront la mobilité des élèves, afin de les faire sortir de leur quartier et leur faire découvrir d’autres horizons.

Le projet qui était porté par l’ex-ministre de la ville Jean-Louis Borloo, présente l’ambition de se convertir en « dispositif locomotive », comme l’a précisé Jean-Michel Blanquer, à l’occasion d’une table ronde qui s’est tenue au collège Romain-Rolland de Clichy-sous-Bois.

Mohamed Mechmache, ancien « grand frère » à Clichy et représentant de l’association ACLEFEU a reconnu que le projet était intéressant à la condition toutefois, « que quelqu’un pilote tout ça ». Selon lui, la meilleure façon de combattre l’échec scolaire lié aux trafics serait de promouvoir les « modèles de réussites scolaires », sortis des quartiers populaires.

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