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L’évolution des taux immobiliers en 2018 ?>

L’évolution des taux immobiliers en 2018

 

Fin 2016, les taux d’intérêts des crédits immobiliers étaient historiquement bas. Mais tandis que certains spécialistes sifflaient la fin de la partie et annonçaient une hausse significative des taux, celle-ci n’a pas eu lieu. Si les taux restent bas, il convient néanmoins de nuancer cette baisse. Les prix immobiliers élevés et les conditions d’octroi de crédit strictes expliquent également ce phénomène.

 

Une stabilité relative

Actuellement, selon le site Meilleur Taux, un bon taux pour un emprunt de 20 ans est de 1,4%. Fin 2016, il était de 1,59%. Les taux sur 15 ans sont passés de 1,33% à 1,34%. Sur 25 ans, ils sont toujours stables, à 1,85%.
La hausse annoncée il y a un an n’a donc pas réellement eu lieu en 2018.

Il faut toutefois nuancer cette apparente stabilité. D’abord, selon l’observatoire du Crédit Logement /CSA, les taux sont moins élevés dans l’immobilier ancien (1,4%) que dans le neuf (1,62%, en octobre 2017).

Par ailleurs, toujours selon l’observatoire du Crédit Logement /CSA, si les taux sont stables ou baissiers par rapport à fin 2016, leur durée moyenne s’allonge (219 mois), ce qui contribuerait à maintenir des conditions de crédit attractives.

Enfin, sur une année, la production de logements neufs a baissé de 10% et les prêts bancaires accordés ont diminué de près de 20%.
Ces phénomènes contribuent également à maintenir des taux d’intérêts bas.

 

Des prix immobiliers élevés

L’autre grand facteur expliquant les taux d’intérêts bas est sans conteste l’augmentation du prix des biens immobiliers. En un an, les prix de l’immobilier ont augmenté de près de 4% en France, pour un prix du mètre carré médian égal à 1 980 euros dans l’immobilier ancien, selon le site Notaires de France. A Paris, la hausse par rapport à 2016 est de 6,5% en moyenne, pour un prix moyen de 9 000 euros le mètre carré. A Bordeaux, les prix ont augmenté de plus de 12% en un an.

Ces hausses spectaculaires grèvent le pouvoir d’achat des potentiels emprunteurs. Car dans le même laps de temps, si le salaire moyen net a connu une hausse de 1,4% en 2017, il ne représente guère que 2 220 euros (novembre 2017) et reste insuffisant pour que certains potentiels acheteurs puissent espérer acquérir des biens immobiliers devenus trop onéreux.
Difficile dans ces conditions pour les établissements de crédit d’augmenter davantage les taux d’intérêts des prêts immobiliers.

 

Des conditions d’octroi de crédit strictes.

Hormis pour les revenus élevés, les banques refusent que la part du remboursement du crédit supportée par l’emprunteur excède 33% de ses revenus.

Les capacités financières de l’emprunteur sont soigneusement étudiées, tout comme son régime matrimonial et sa profession : ainsi, à revenus similaires, un salarié, un cadre ou un fonctionnaire aura moins de difficultés à obtenir un prêt qu’un commerçant.

Un établissement accordera plus facilement un crédit si l’emprunteur dispose de garanties, comme une hypothèque ou une tierce personne se portant caution bancaire.

L’apport personnel prend une place importante dans l’octroi du crédit. Il varie de 10% à 30% du prix total d’achat. Fatalement, la hausse des prix de l’immobilier diminue de facto le pouvoir d’achat des emprunteurs.

Ces conditions de crédit strictes limitent l’accession à la propriété, incitent à l’investissement Pinel en 2018 contribuent à maintenir des taux d’intérêt bas.

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